Classe verte des PC/PC* dans le Jura (jeudi)

Jeudi

Dernier jour entier normal, si tant est qu’un « dernier » jour puisse être réellement normal. Lever classique vers les 7h15 pour être au self vers 7h20. Alors que je me dirige vers le self, je vois un superbe ciel rouge-orangé-violet anonciateur de beau temps. Je décide d’immortaliser ce ciel mais… j’ai oublié mon appareil photo. Tant pis, vous ne le verrez pas, car arriver tôt au self permet de passer avant les élèves de primaire. Et ceux qui arrivent après… font ont une longue queue pour pouvoir manger ! J’ai faim, donc pas de photos. Au cours du petit-déjeuner, Samuel vient nous voir : nous devons libérer les chambres pour 9h00 demain vendredi. Ouch ! 9h00 implique, pour nous qui avons cours de 8h00 à 12h00, de libérer la chambre au moment du petit-déjeuner. Et donc faire ses valises la veille, ce soir.

Après, comme tous les jours de cette semaine, cours. Nous avons, pour les PC, chimie puis mathématiques et pour les PC* mathématiques puis chimie. Là, je ne peux pas vous dire ce qui s’est passé. Pour ma part j’ai travaillé dans la petite salle qui répond au doux nom de Gambette en Garance. En fait c’est « la salle Gambette dans le bâtiment Garance », mais « Gambette en Garance » sonne mieux, non ? En tout cas avec 4 heures de travail devant moi et une thermos de café pour les 4 professeurs qui vont travailler dans cette salle, je devrais abattre du boulot.

Je commence donc par regarder d’abord mes mails et prévenir l’administrateur du blog que je lui envoie (plein) de photos. Sauf que je m’aperçois que, pour la seule journée de mercredi, j’ai fait autant de photos que pour lundi et mardi réunis ! 100 photos (112 pour être précis), près de 350 Mo à transférer par un petit wi-fi… j’ai dit non et j’ai commencé une sélection. [voix théâtrale] Et là, c’est le drame. [fin de la voix théâtrale] Je ne sais pas si vous avez déjà eu à sélectionner des photos, mais c’est long, long, long… Une fenêtre de visionnage, une fenêtre d’explorateur de fichiers et on regarde et on dit « celle-là je la supprime », on change de fenêtre et, mince, on a oublié de regarder le numéro, on revient en arrière pour trouver le numéro… Et le nombre de fois où on hésite entre deux photos. Les deux sont bien mais on ne va en garder qu’une. Oui mais laquelle ? Celle un peu mieux cadrée ou celle où on reconnaît un peu mieux les gens ?

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Bref, je finis tout le travail sur le compte rendu de la veille vers 9h30. Maintenant je peux travailler. Sauf qu’en 2h30 on en fait moins qu’en 4 heures…. Ceci étant, l’ambiance est bien plus studieuse ici qu’à Fabert, même entre professeurs. Il faut dire aussi que mes deux collègues de chimie ont des copies à corriger depuis « un certain temps » et qu’ils n’avaient pas encore commencé à les regarder. Je sais, ce n’est pas très beau de dénoncer.

Midi, le repas. Quand on ne travaille pas de 10h00 à 12h00, on peut facilement passer premier à la cantine, c’est bien. Sauf quand, plongé dans le travail, on ne s’aperçoit de l’heure qu’à 11h58 et que les deux professeurs des deux classes ont lâché les étudiants un peu avant. Tant pis, on fera la queue. C’est couscous poulet aujourd’hui, ça compense.

Il est 13h00, il fait beau, comme le promettait le ciel ce matin. Oui, je sais que c’est difficile à croire « du beau temps dans le Jura deux jours consécutifs » mais c’est vrai, et nous n’allons pas nous plaindre. Je sors tranquillement de la cantine et vois que le baby-foot est actif. Je m’approche et réserve une place pour la partie suivante. Très belle partie, on finit à 10-9. Eh oui, Emeric a perdu contre le prof et, non, il ne l’a pas laissé gagner.

Bon 14h00 approche, il faut aller se préparer pour les activités. Aujourd’hui, en plus des activités usuelles, il y a cheval pour un groupe motivé de 12 personnes. Enfin, 11 : un des professeurs de chimie n’y va pas pour continuer de corriger ses copies. Il n’en corrigera que 4, mais il ne le sait pas encore.

14h00, c’est Pauline qui encadre l’activité à laquelle je participe, l’accro-branche. Mais si, Pauline, celle qui a fait tir-à-l’arc hier. Bref, nous sommes 12 : Claire, Elise, Cyriaque, Cyril (celui qui voulait aller en randonnée en voiture), Emeric (celui qui a perdu au baby-foot), Jérémy, Julien, Matthieu, Nicolas (le champion de tir-à-l’arc), Thibaud, Yann et moi. Il faut commencer par s’équiper : baudrier et casque. Ca, c’est facile. Puis nous allons, à pieds, aux parcours, car le centre présente cet avantage d’avoir ses propres parcours d’accro-branche.

J’allais oublier, l’accro-branche, pour ceux qui ne connaissent pas, consiste à parcourir un chemin à plusieurs mètres du sol entre les arbres. C’est le « entre les arbres » qui fait le sel de l’activité : parfois il faut marcher sur un fil tendu (comme un funambule) en se tenant à des cordes accrochées plus haut, parfois il faut grimper sur un filet, se jeter « dans le vide » avec une liane comme Tarzan sait si bien le faire et plein d’autres « appareils » plus ou mois difficiles. Un des préférés de tous est la tirolienne.

Arrivés sur place, Pauline nous explique la manière dont fonctionne la poulie pour la tirolienne et la ligne de vie à laquelle nous devons toujours restés accrochés pour des raisons de sécurité. Tout le monde écoute si bien les explications que nous partons directement sur le parcours 1, le « facile ».  Certes, il est facile, mais comme c’est le début, que nous ne sommes pas chaud et que certains n’ont jamais fait d’accro-branche, il y a pas mal d’hésitation dans le maniement des poulies. En tout cas, tout le monde termine tranquillement même si les remarques taquines et bon enfant fusent de partout.

Le parcours 2 est à peu près le même que le parcours 1, dans les mêmes arbres, à la différence près que les « appareils » sont plus haut. Nous sommes donc tous un peu partout dans les arbres, à plusieurs niveaux différents. Pour ma part, je suis passé dernier de manière à pouvoir prendre des photos de tout le monde, et pendant que je finis le parcours 2 avec Yann et Nicolas, les autres commencent le parcours 3 dont le départ est un peu plus loin.

Parcours 3. Celui-là est encore plus haut, encore plus « difficile » (il demande un peu plus de force et d’équilibre) mais reste largement accessible à quelqu’un qui n’a pas de problèmes physiques particuliers. En revanche, et cela va avec la difficulté, il est plus long. En fait, nous allons passer un peu plus de temps sur le parcours 3 que sur les deux premiers réunis. Avant de commencer, je prête mon appareil photo à Pauline pour qu’elle puisse prendre un peu tout le monde car, moi, je ne pourrai plus. Cela devait être une bonne idée, sauf que les étudiants lui ont demandé de me filmer alors que je « jouais » à Tarzan… Heureusement que les vidéos ne passent pas sur le blog. Passons.

Après ce long et très agréable parcours 3, nous nous dirigeons vers la grande grande tirolienne. Mais si, celle qui arrive près du pas de tir des archers. Sauf qu’aujourd’hui il n’y a pas tir-à-l’arc. C’est vrai que monter tout en haut de l’arbre pour arriver au point de départ n’est pas très très évident. Mais cela se fait. Et la descente est une belle récompense. Seul petit inconvénient : vers la fin le fil est si proche du sol que les personnes les plus grandes touchent assez vite la pelouse fraîchement tondue. Ce n’est pas très grave. Quelques uns recommencent, dont Elise qui tente le record de la plus grande distance parcourue. Et… record battu !

 

C’est fini. Quatrième et dernière activité finie… Elle ne fut pas trop fatiguante mais on la sent quand même un peu passer au niveau des mains. Bon, c’est le goûter à présent, nous y allons. Encore une fois ce sont les élèves de primaire qui ont fait les gâteaux. D’ailleurs, quand eux aussi reviennent de leurs activités et qu’ils voient leurs gâteaux sur notre table, ils râlent gentiment « Eh mais ce sont nos gâteaux. ». Ils ont un peu de mal à croire qu’ils en ont fait aussi pour nous.

Il fait à nouveau beau. Oui « à nouveau » car, pendant l’accro-branche, le temps s’est un peu couvert. Samuel propose une petite bière aux adultes, comment refuser ? Alors on y va, on parle, on parle tant et si bien que je m’aperçois qu’il est déjà 18h00 et je devrais être à l’étude. Tant pis, le temps de me rendre présentable après l’accro-branche, je n’y serai à 18h30.

L’étude se passe bien, je réponds aux questions qui me sont posées. 19h00, le repas. Enfin l’apéro car, pour le dernier jour, on nous offre l’apéro. Un petit vin bien de la région avec de la saucisse de morteau froide, c’est une belle mise en bouche pour un repas simple et bon : un buffet. Petit inconvénient : avec l’apéro nous (tous les professeurs) passont en dernier et n’avons plus que quelques restes. Qu’à cela ne tienne, Samuel va chercher une tarte (une totté si j’ai bien retenu le nom) préparée, encore une fois, par les élèves de primaire. La totté est une tarte concoillote – saucisse de morteau. Je n’en ai pris qu’une toute petite part, mais je peux vous dire que c’est très très bon. D’ailleurs, quand on voit comment les étudiants se sont jetés dessus, alors même qu’a priori ce n’était pas pour eux, on se dit qu’il savent cuisiner dans le Jura !

Bon, avec tout cela on arrive à la 2e étude du soir, toujours aussi studieuse, et à la dernière soirée jeux. Pour cette soirée, j’avais promis à quelques étudiants de jouer à « Lord of the rings, the fellowship of the ring, the deck-building game » (je sais, le nom est un peu long) un jeu de cartes sur le thème du seigneur des anneaux. Nous sommes 5 : Pauline (non, pas celle qui nous a encadrés au tir-à-l’arc et à l’accrobranche, une étudiante), Frédéric, Matthieu, Sébastien, et moi. J’explique les règles, ça va vite car elles sont faciles, et nous commençons.

Les débuts sont laborieux car il y a du texte à lire sur chaque carte, que ce texte est en anglais et qu’il y a quelques mots spécifiques aux jeux (draw, discard, destroy…) mais au fur et à mesure que le jeu avance, les réflexes se prennent et tout le monde est dans le jeu. A tel point que nous n’avons pas vu le temps passer : nous avons joué plus d’une heure et demie. Mais tout le monde est très content à la fin. Enfin, presque tout le monde : c’est une fois le jeu rangé que je me rends compte que non seulement j’ai oublié de prendre des photos (et un « Lord of the rings, the fellowship of the ring, the deck-building game » à 5, je ne suis pas près d’en refaire…) mais en plus je n’ai pas trop regardé ce qui se passait autour. Visiblement il y a eu un loup-garou, un time’s up, un king of tokyo, un jungle speed, un backgammon et sûrement d’autres choses.

Il est 23h30, tout le monde s’en va ou presque : Mme Curk, Pauline, François et moi restons pour un dernier petit jeu, le der des der : un qwirkle cube (prononcez « kouirqueule »), un jeu de dés fort sympathique et simple à expliquer. C’est François qui gagne « C’est la première fois que je gagne à un jeu cette semaine. » Ce n’est pas beau de finir comme ça ?

Bon aller, retour à la chambre pour faire les valises que j’aurais du faire avant si Samuel n’avait pas proposé à boire. Puis retour à la crypte pour reprendre le sac de jeux que j’avais consciencieusement oublié. Un petit compte rendu pour le blog et une bonne nuit de sommeil.

Matthieu Rigaut

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