Classe verte des PC/PC* dans le Jura (mercredi)

Mercredi

Sans dire que nous commençons à plonger dans la routine quotidienne, il faut avouer que ce matin est le même qu’hier : lever selon la personne pour un petit-déjeuner qui ouvre à 7h15. Les professeurs sont tous là, à l’ouverture. Les étudiants sont « un peu moins » présents. La fatigue ? Mais ce n’est pas grave, tout le monde a le temps de manger pour 8h00, heure de début des cours. Pour aujourd’hui, nous avons : physique puis mathématiques en PC et mathématiques puis physique en PC*.

Je ne vais pas vous ennuyer avec ce qui se passe en cours, mais le fait de devoir adapter sa pédagogie à la petitesse du tableau a quelque chose de bon. Désormais les cours de physique se dérouleront autrement (je vous passe les détails techniques) et, à première vue, tout le monde semble content de ce changement. Affaire à suivre.

Le repas du midi : sauté d’agneau assaisonnée de la petite anecdote du jour « Oh mais il est drôlement bon ce veau. – Oui, sauf que c’est de l’agneau. – C’est de l’agneau ? – Oui. – Ah, il est moins bon alors. » Ne comptez pas sur moi pour dénoncer le coupable.

J’ai oublié de vous dire, il fait beau aujourd’hui. Non, non, vraiment beau ! Vraiment avec du vrai Soleil, très peu de nuage et du ciel bleu à foison. Vraiment beau. Et chaud en plus ! Enfin, une chaleur jurassienne, il ne faut pas exagérer non plus, mais c’est toujours ça. Et donc, avec ce beau temps, nous voyons quelques groupes assis de ci de là en train de discuter. Certains tapotent même le baby-foot. L’après-midi promet d’être bien agréable.

14h00, le rendez-vous usuel devant le bâtiment Garance (oui, les canoëistes sont déjà partis, mais je ne fais pas parti des canoëistes, donc nous pouvons les oublier). Au programme, un peu comme tous les jours : escalade, rappel, tir à l’arc, spéléo, accrobranche. Pour ma part, c’est tir-à-l’arc. A priori, ça sera moins fatigant que spéléo et et randonnée. A priori… Non, a posteriori aussi, il fait l’avouer.

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Donc nous voilà tous les huit : Céline, Marion, Frédéric, Guillaume, Nicolas, Sébastien, Sébastien (oui, il y en a deux) et moi. C’est Pauline qui nous encadre. Elle commence par une brève et rapide présentation de l’arc et de ses composants. En fait, c’est très compliqué un arc, il y a plein de noms particuliers partout. Devant le flot d’information, j’avoue que je n’arrive à retenir que « les noxettes » et leur rôle. C’est un nom rigolo, ça aide sûrement à la mémorisation. A quoi ça sert ? Ce sont les deux petites perles fixées à la corde qui permettent à la flèche de ne pas bouger quand elle est encochée. Voilà, au moins vous aurez appris quelque chose en lisant ce blog.

Après cette explication de vocabulaire, Pauline nous fait chercher notre « oeil directeur » (autrement dit, celui dont on se sert pour viser) et, là, première surprise : Frédéric est droitier de main et gaucher de l’oeil. Un original ! Nous prenons nos arcs et nous nous dirigeons vers le pas de tir. Les cibles, ou du moins les porte-cibles seuls, sont à 7 mètres. Pour commencer, Pauline nous laisse tirer (presque) à l’instinct, elle nous a précisé uniquement la position de la main sur la corde : c’est la pulpe des doigts, et non « l’entre phalange » qui tient la corde.

Premières volées, tout se passe bien, nous nous réglons et découvrons le tir-à-l’arc, chacun a sa méthode mais tout fonctionne plus ou moins. Première mise au point technique de Pauline. Là, je vous passe les détails pour arriver directement à ce qui devient intéressant : nous tirons sur cible ! Enfin, sur une feuille de papier A3 mais c’est déjà gratifiant de l’atteindre. Alors que Frédéric se décide à devenir droitier de l’oeil (et donc change d’arc), le premier jeu commence : tout le monde va tirer une volée de 3 flèches sur la feuille et, à la fin, pliera sa feuille autant de fois en deux que le nombre de flèches qui ont atteint la cible. Je m’explique (moi non plus je n’ai compris les règles du premier coup). Si nous touchons une fois la feuille sur les trois flèches, à la volée suivante, la cible sera réduite de moitié. Deux touches et la cible sera réduite au quart. Trois touches… au huitième. Et ainsi de suite jusqu’à ce que plus personne ne touche sa cible. Victoire incontestable de Nicolas.

Nous passons alors aux vrais cibles, les cibles officielles s’il-vous-plaît, celles-là même utilisées aux jeux olympiques ! D’ailleurs, ce ne sont pas des cibles mais des « blasons ». Ceci étant, ce n’est pas pour cela que c’est plus facile. Après deux volées d’échauffement, nous avons 4 volées comptabilisées (les cercles concentriques délimitent des zones valent de 1 à 10+). Et là, Frédéric commence très très fort. Alors qu’il nous a fait croire qu’il était gaucher avant de changer d’arc, il met deux flèches dans le 10+ de la cible. En compétition, un 10+ compte 10. Pour nous, il compte 20. A la première volée, Frédéric est déjà à 49 ! Le suspense est mort, c’est lui qui terminera premier avec 141. De toute façon, les places n’ont pas d’importance, le principal est de s’amuser en découvrant une nouvelle activité.

Bon, je l’avoue, mon score n’est pas parmi les premiers. Ni même dans le milieu. En fait je finis bon dernier ! Sans vouloir me chercher d’excuses (enfin, si, un peu), pour les besoins de la cause du blog, j’ai passé du temps à prendre des photos et, à cause de cela, je prenais le premier arc qui me tombait sous la main. Et là, croyez-moi, tous les arc sont différents ! Certains sont plus raides, d’autres plus grands et un équilibre différent, d’autres encore ont un « repose-flèche » glissant. Bref, il faut apprendre à tirer avec UN arc et ne surtout plus en changer. C’est ce que m’aura appris cette petite compétition bon enfant.

Je vous passe les autres jeux que nous avons fait (viser certaines couleurs – car les cibles ont cinq couleurs – et pas d’autres) pour aller directement au fait important : c’est Marion qui a gagné au jeu d’élimination. Bravo à elle.

Allez, encore une anecdote sur le tir-à-l’arc. Vers la fin, Pauline nous demande ce qu’on a envie de faire. Là Sébastion (non, pas Sébastien, l’autre) demande si nous pouvons tirer de plus loin. Autorisation accordée. Nous nous reculons jusqu’à 15 bons mètres. Les deux filles ne tirent plus (car, si le tir-à-l’arc n’est pas trop fatiguant, il fait quand même mal aux doigts) mais les garçons s’en donnent à coeur joie. Et là, surprise, grosse surprise : c’est le dernier à la compétition par points qui est très nettement le meilleur à 15 mètres ! J’avoue avoir un peu de mal à expliquer cette étrangeté. C’est comme ça. L’avantage, c’est que personne n’aura été dernier tout le temps.

C’est la fin. Alors que nous remballons nous entendons « aaaaaaaaahhhhhhhhhhh » : ce sont les accrobrancheurs qui arrivent par la longue tirolienne d’une centaine de mètres qui finit juste à côté du pas de tir. Une idée germe : comme ils sont loin, ils ne nous voient pas (surtout quand ils sont en mouvement) alors nous allons les viser, arc bandés (mais sans flèches) et quand ils approchent… C’est gentillet, ça marche. C’est Louisa notre pauvre cible innocente qui aura eu peur pendant quelques secondes.

Bon, ce n’est pas tout cela, mais il faut ranger et… goûter. Etant au tir-à-l’arc, c’est-à-dire sur le site même du centre, nous sommes à 10 mètres du bâtiment principal et, donc, les premiers à nous servir. Et quand des étudiants affamés se servent, étrangement, ils ne respectent pas le « une part par personne ». La conséquence c’est que lorsque le groupe de spéléo revient (un peu en retard), Sarah s’étonne et bougrogne (un subtil mélange de bougone et grogne) qu’ils n’ont plus rien. Et là nous pouvons dire merci au groupe des primaires car, voyant le dépit des apprentis spéléologues, ils nous ont donné un de leur gateau en rab. Merci beaucoup !

Il est 17h00 un peu passé, il fait beau très beau. Mais oui, très beau : le vrai Soleil ne nous a pas quitté de l’après-midi et, certainement pour se faire remarquer, a donné quelques « coups » aux archers du jour. C’est donc avec ce Soleil que les étudiants décident de passer au niveau supérieur : ce n’est pas un baby-foot qui est organisé, mais un maxi-foot. L’objectif est simplement de se passer la balle. Objectif un peu trop difficile pour certain, il faut croire. Pendant ce temps là (que j’essaie d’immortaliser par quelques photos) une commande groupée de fromage se met en place. Le bus promet d’être chargé de fragrance fromagère.

18h00, étude (obligatoire, je le rappelle). Là beaucoup de maths et de physique, quasiment pas de chimie. Et pour cause : la chimie sera obligatoire à l’étude de 20h00…

19h00, repas : morbiflette ! C’est une tartiflette normale sauf qu’au lieu d’utiliser du roblochon, c’est le morbier qui fait le « liant ». Mention spéciale aux primaires pour ce repas. Pourquoi ? Parce que dans leur séjour, ils ont une activité cuisine et c’est eux qui, aujourd’hui, ont donné un coup de main tant pour les gâteaux que pour la morbiflette. Merci à eux. Et avec le gâteau donné au goûter, double merci.

20h00, étude spéciale chimie. Et dans la crypte, en réunion pléniaire ! En fait les professeurs de chimie Mme Curk et M Loquais ont organisé un petit tournoi de nomenclature de chimie. Pour cela ils ont divisé les étudiants en 8 groupes (avec des étudiants de chaque classe dans chaque groupe) et leur ont demandé, à tous, de préparer des questions (une molécule) et des réponses (son nom), mais je vous ai raconté tout cela hier. Je vous passe la phase de « correction » des questions par les professeurs, elle a duré un peu toute la journée. Ils ont pu vérifier une fois de plus que la perversité la plus grande n’est pas forcément du côté du bureau que l’on croit.

Bref, malgré les hésitations dues à une organisation pas tout à fait rodée (et pour cause, c’est une première), tout se passe très bien. Les vainqueurs (les 3 équipes sur le podium) ont même droit à des récompenses !

C’est donc vers 21h30 que la séance jeux / détente commence. Très vite embarqué dans une partie de Skull and Roses, je ne vois pas trop ce qui se passe ailleurs. Tout ce que j’entends, c’est qu’il y a moins de bruit, que les étudiants préfèrent, pour la plupart, retourner dans leurs chambre et, majoritairement pour, sinon dormir, au moins se reposer. C’est ainsi que les derniers partent à 23h30.

Quelques étudiants à récupérer en salle d’étude (eh oui) et tout le monde est rentré pour dormir à minuit à peine passé.

Plus qu’une journée…

Matthieu Rigaut.

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