Classe verte des PC/PC* dans le Jura (vendredi)

Vendredi

Dernier jour. Oui, hier c’était aussi le dernier jour, mais c’était le dernier jour « normal », avec cours et activités. Là, c’est le dernier jour tout court avec uniquement des cours.

La journée commence un peu plus tôt que d’habitude car il faut vider les chambres, sortir les valises, mettre le linge en tas dehors… Ça se fait, tranquillement. Petit-déjeuner un peu spécial : comme c’est notre dernier, nous avons le droit à un pain au chocolat.

Les cours. Au programme : chimie puis mathématiques pour les PC et physique puis mathématique pour les PC*. Cette séance, il faut bien le dire, est un peu plus difficile qu’à l’accoutumée : l’étudiant a l’oeil moins vif, la réponse plus lente et l’attention plus ténue. A croire que la soirée d’hier s’est prolongée très tard dans la nuit…

De 10h00 à 12h00 je rejoins mes collègues de chimie dans « Gambette en Garance » pour les mises à jour de blog, l’envoie au rédacteur du résumé du jeudi, etc. Avec le tri des photos de l’accro-branche, les deux heures passent très vite.

Midi, le repas. Dès que nous rentrons dans le bâtiment principal, nous nous voyons sauvagement agressé par des flagrances fort agréables : le fromage que nous avons commandé nous attend bien rangé, en tas, classé par personne. La queue est (très) longue aujourd’hui car, si les élèves de primaire ne sont exceptionnellement pas là ce midi (ils restent 10 jours en tout), des collégiens, en sortie dans le village, les remplacent. Pour nous faire patienter, Samuel nous propose un dernier apéritif. Il serait indécent de refuser. Alors que nous (les professeurs) nous dirigeons vers le self, je me dépêche d’aller ouvrir la crypte afin que les étudiants puissent passer un dernier petit moment ensemble, et revient aussitôt manger avec les collègues. Au menu : steak-frites, ça va.

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Il est 13h30, notre bus se gare dans le parking du centre, c’est un bus à deux étages donc il peut prendre tout le monde en même temps. Comme nous allons faire deux arrêts (un près de la gare et un à la place de la comédie), nous faisons au mieux pour organiser le coffre, qui, comme toujours, semble trop petit mais qui, comme par miracle, finit toujours par être bouclé.

Au moment où le bus va partir, François (celui qui a gagné hier à qwirkle) s’aperçoit qu’il a perdu son téléphone, ou plutôt qu’il l’a oublié dans la crypte. Il faut qu’il le récupère sans quoi cela ferait deux téléphones perdus en deux semaines pour lui… Sans dire que cela nous fait prendre cinq minutes de retard, nous partons à 14h15, quinze minutes d’avance sur l’horaire prévu.

Le début est plutôt laborieux. Le bus souffre et semble avoir quelques difficultés dans les montés. Après à peine une dizaine de kilomètres, cela commence à chambrer dans les étudiants. Il faut dire que faire 80 km en deux heures n’est pas non plus une performance hors du commun pour un bus. Mais l’ambiance reste bon enfant et même si certains rigolent, le calme est suffisant pour dormir. Au bout de quelques temps, certains étudiants s’inquiètent de sentir « le plastique brûlé ». Renseignement pris auprès du chauffeur, c’est normal « le turbo est mort ». Ceci explique donc pourquoi nous avons tellement de mal en montée.

Nous faisons un stop-and-go sur une aire d’autoroute pour laisser Thomas, qui habite juste à côté, et repartons aussitôt. « Au moins un qui sera rentré chez lui avant minuit. » entend-on dans le bus. 10 minutes plus tard, c’est la pause, la vraie, celle où tout le monde va acheter un peu à manger, un peu à boire. J’en profite pour payer un chocolat chaud à Cyriaque pour cause de pari (perdu) il y a deux jours au cours d’une partie de Skull and Roses. Quelques uns s’inquiètent vraiment de la vitesse du bus : le retour était prévu pour 18h30 et même si nous sommes partis un peu en avance, arriverons-nous à 19h00 ? ou 20h00 ? Malheureusement, nous ne savons pas car il reste une épreuve à passer : la montée de Ludre. Une fois cette grosse difficulté derrière nous, nous y verrons plus clair sur l’heure d’arrivée.

Le bus repart toujours aussi lentement en montée (nous sommes doublés à grande vitesse par des camions transportant 8 voitures). Heureusement qu’il va à vitesse normale en plat et en descente. La côte de Ludre et 18h00 se rapprochent à grands pas. Suspense… Le bus sort de l’autoroute ! D’une certaine manière, c’est un peu la déception dans le bus : quelques paris s’étaient mis en place sur la capacité du bus à monter la côte. Personnellement, je suis content que personne n’ait gagné.

Sauf qu’à 18h00, un vendredi soir, à Nancy, il y a du monde. Nous visitons la ville et toute ses petites rues où il est difficile d’imaginer qu’un bus à deux étapes puisse passer. Et pourtant… Après 30 minutes de cheminement, nous arrivons à récupérer l’autoroute 5 kilomètres au delà du point où nous l’avions laissé. Mais, au moins, la côte a été évitée.

Maintenant que le plus difficile est fait, nous savons que nous arriverons vers 19h15. Les téléphones se décrochent, les SMS fusent. Ah tiens, tout à coup il pleut. Mais il pleut beaucoup, énormément ! Ce n’est pas grave, c’est du plat, le bus avance. Metz se rapproche, nous tenons le bon bout.

Ca y est, maintenant il fait nuit. Il est presque 19h00, nous contournons Metz. Ce n’est pas la route que j’aurais choisie personnellement mais, c’est vrai, je ne conduis pas un bus. En fait le chauffeur se dirige vers la sortie Metz-centre, celle à partir de laquelle on peut aller facilement à la gare, du moins… normalement.

Pourquoi « normalement » ? Parce que, tous, nous avons oublié un détail. Je vous donne des indices : Metz… vendredi… 20h00… ligue 2…. Oui, vous avez trouvé : nous tombons un jour de match de foot (Metz-Châteauroux, 1-0 pour Metz pour la petite histoire) et donc nous nous retrouvons dans les bouchons. Et là, heureusement que Metz n’est qu’en ligue 2 et qu’il n’y a que quelques milliers de spectateurs !

Ces derniers rebondissements nous font arriver à exactement à 19h48, au premier arrêt, la gare. 19h48, c’est Barbara qui gagne le pari sur l’heure d’arrivée : ses camarades lui doivent 5 pains au chocolat. A noter que si nous n’avions pas eu le dernier feu, nous aurions pu arriver à 19h46 et Emilie aurait été la grande gagnante. Mais nous sommes à la gare, et beaucoup d’entre nous vont pouvoir reprendre le train pour rentrer chez eux, car il reste encore quelques départs. Et c’est là que, personnellement, je m’arrête.

Fin de la semaine délocalisée. Même le dernier jour aura été épique.

Matthieu Rigaut.

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