La prépa reste généraliste

 

Pour commencer, je dirais que mon choix d’intégrer une prépa ne s’est pas fait par vocation. En terminale je partais plutôt sur l’idée d’aller en IUT, mais étant plutôt bonne élève, mes profs et mes proches ont su me convaincre d’avoir « plus d’ambition ». J’ai choisi la filière PCSI car j’avais entendu que c’était plus « concret » que la MPSI et ça me correspondait plus. Je me suis donc retrouvée à Fabert en septembre 2007 avec toutes les idées reçues qu’on peut avoir sur la prépa, et sans objectif particulier.

On m’avait dit que c’était dur et qu’il fallait beaucoup travailler, et c’est vrai. En revanche j’ai été vraiment impressionnée par la solidarité entre les élèves de la classe. J’étais interne et j’ai énormément apprécié cette complicité et cette entraide qu’on avait entre nous au quotidien.

" Pendant mes deux années à Fabert je n’ai jamais constaté cette rivalité et cette compétition qui ternissent tellement l’image de la prépa. "

Johanna VAPPIANI

ENSCM

On entend aussi beaucoup que les profs mettent la pression et qu’ils nous poussent beaucoup … et c’est également vrai, mais ça reste très humain. En prépa j’ai eu l’impression pour la première fois de ma scolarité que les profs travaillaient avec nous. Ils sont là pour nous faire réussir, et pour moi comme pour beaucoup d’autres, ça a marché ! Le premier trimestre de ma PCSI m’a suffit pour me rendre compte que la chimie était sans hésiter la matière qui m’intéressait le plus, j’ai donc choisi la filière PC en 2ième année.

Un autre avantage de la prépa selon moi, c’est que ça reste généraliste dans le sens où l’on continue à faire des maths, de la physique et de la chimie en intensif (et même des langues et du français qui sont appréciables dans des semaines très « scientifiques »). Et chaque matière est très approfondie, du coup ça donne une certaine polyvalence – très utile pour la suite – et ça permet aussi de trouver le domaine qui nous plait le plus. Dans mon cas ça a vraiment clarifié mon projet professionnel.

De plus on y apprend de vraies méthodes de travail qui permettent d’être efficace, de travailler vite, de retenir, de raisonner… D’ailleurs tous ceux qui pensent qu’il n’y a que les prépas parisiennes qui conduisent aux bonnes écoles doivent savoir que la réputation d’une prépa ne fait pas tout. Fabert est une bonne prépa où il y a des bons profs et où règne une très bonne ambiance (et mine de rien, ça joue beaucoup !). Et si on a un objectif et qu’on se donne les moyens de l’atteindre, c’est possible dans toutes les prépas. J’étais à Fabert dans une classe  « sans étoile » et ça ne m’as pas empêché d’atteindre mon objectif !

Je serai honnête en disant que je n’aurais probablement pas tenu ce discours sur la prépa tant que j’y étais, mais c’est important de pouvoir prendre du recul. Même si ça a été parfois dur, je n’en garde à présent que les bons souvenirs et je ne regrette absolument pas ces deux années de prépa qui m’ont conduite dans une très bonne école de chimie où je me plais énormément !

Johanna VAPPIANI a intégré Chimie MONTPELIER (ENSCM) en 2010

Télécharger en PDF


  • Facebook
  • Twitter
  • LinkedIn
  • Google
  • RSS
  • Email
  • Print