Prendre le rythme

 

Lors de l’année de Terminale, le choix de la classe prépa comme orientation post-bac s’est imposé de manière assez naturelle. D’abord parce que j’aimais les sciences, aussi parce que le « prestige » de cette filière n’est plus à démontrer, et enfin parce que j’étais persuadé que ce serait dans cette voie que j’acquerrais la méthode de travail la plus efficace et que je serais le plus poussé dans mes retranchements. Me voilà donc en MPSI.

Le choix de Fabert fut tout aussi naturel : y étant depuis 3 ans, j’avais pris mes marques et je m’y sentais bien. Pas de raison de changer donc, d’autant que je n’avais pas spécialement envie de m’éloigner de mes proches et de tenter une aventure risquée dans d’autres prépas plus « prestigieuses » où une très forte pression et concurrence sont présentes.

Car il ne faut pas faire d’amalgame : le mythe de la filière à haute pression, forte concurrence et où les étudiants s’entretuent n’est pas de mise à Fabert. Au contraire, l’entraide entre étudiants est très présente et je me suis vite rendu compte que, si compétition il y avait, c’était une compétition avec moi-même.

D’ailleurs, l’ensemble des professeurs vous pousse à vous dépasser tout en restant « humains » et à l’écoute. Les relations entretenues avec eux sont très différentes de celles du lycée.

" Certes, le début fut difficile, mais j’ai fini par prendre le rythme et finalement, on se rend compte que ce n’est pas le bagne qu’on nous prédit ! "

Romain TORCHIA

Magistère de mathématiques de Strasbourg

Et même s’il vous arrive d’avoir un petit coup de mou, vous trouverez toujours quelqu’un pour vous remettre d’aplomb. Parce que finalement, la galère est la même pour tous ! Et cette solidarité fait que c’est en prépa que j’ai rencontré mes meilleurs amis.

Me destinant vers l’enseignement, j’ai rejoint le magistère de mathématiques de Strasbourg au bout de mes deux ans de prépa. Cette formation étant incluse dans un cursus universitaire, j’ai pu mesurer l’écart existant entre les anciens « taupins » et les autres.

La prépa m’a permis d’acquérir une méthode de travail, une rigueur et la capacité à apprendre très vite, choses qu’il est difficile d’obtenir à la fac à moins de réellement se prendre en main. Gardez bien à l’esprit que, quel que soit votre niveau en Terminale, vous pouvez réussir en prépa. La clé étant de s’adapter aux exigences et d’avoir une motivation à toute épreuve. Alors, vous pourrez décrocher l’école de vos rêves.

Romain TORCHIA a intégré le magistère de mathématiques de Strasbourg en 2010

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