Un suivi individuel

 

C’est un peu sans savoir où j’allais que je fis en fin de Terminale le choix d’aller en MPSI. À la fois à l’aise en sciences et furieusement passionné, je fis le choix d’écouter mes professeurs qui me conseillaient les CPGE. Encore tout jeune alors, je ne me risquai pas à m’éloigner de ma Moselle natale et choisis donc le lycée Fabert dont j’avais entendu du bien. J’ai en outre choisi l’option informatique, puis le concours MPI à l’ENS, en raison de mon attrait pour cette discipline dont je connaissais quelques aspects puisque je programmais déjà.

Ignorant à peu près tout des concours, du système des prépas et de leur niveau d’exigence, j’arrivai d’abord plein de doutes. Mes incertitudes furent bien vite dissipées grâce à deux aspects formidables de la prépa que je découvris ici.

D’une part, il y a l’équipe pédagogique. Le suivi individuel atteint ici un niveau incroyable, que ce soit à travers les DM, les khôlles, mais aussi et surtout à travers la bienveillance des professeurs, prêts à tout pour nous transmettre leur savoir.

" C’est sans aucun doute cet accompagnement teinté d’exigence, propre à la prépa, qui fait de cette exception française une richesse pour notre pays. "

Béranger SEGUIN

ENS Ulm

Puis il y a l’ambiance de classe, à laquelle je dois presque autant. Qu’auraient été ces deux années de travail sans mes camarades ? Chaque fois que le travail nous rattrapait, que nous devions l’oublier quelque temps ou au contraire l’affronter, nous pouvions toujours compter les uns sur les autres pour passer des moments amicaux, pleins d’insouciance et de joie, et au cours desquels nous ne manquions pas non plus de nous entraider. L’entraide est en effet en prépa le moteur principal de la progression collective de la classe, bien plus que la rivalité et l’émulation.

Les méthodes de travail et le rythme scolaire ne furent honnêtement pas bien durs à tenir, jamais je n’eus à chercher la motivation, puisque le travail m’était de toute façon demandé et que je ne pouvais y échapper. Bien plus qu’une peine, ce fut une contrainte salvatrice pour quelqu’un comme moi qui a généralement du mal à se mettre au travail.

Ayant été admis en 2016 major au concours de l’École Polytechnique et ayant choisi d’intégrer l’ENS de la rue d’Ulm, je ne peux qu’y voir une preuve de la valeur de l’enseignement prodigué au Lycée Fabert. Où que j’aille ensuite, il est certain que j’apporterai toujours avec moi un peu de cet esprit du Lycée Fabert, qui m’a porté et qui continue de vivre en mon cœur.

Béranger SEGUIN a intégré l’ENS Ulm en 2016

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